Ubisoft - Gameloft : Chacun sa route, chacun son chemin…

gameloft

Jeudi 19 Juillet, Ubisoft s’est désengagé de sa participation à hauteur de 18,89% dans Gamaloft, l’éditeur de jeux vidéo pour téléphone mobile.

La famille Guillemot détentrice des deux entités souhaite, au travers de cette opération, recentrer Ubisoft sur son coeur métier, à savoir l’édition et la production de jeux vidéo consoles et PC.

En effet les synergies apparentes entre les deux activités ne se vérifient pas in fine.

La cible: Le taux d’équipement en terminaux mobiles est de 80% en France vs seulement 40% de joueurs consoles/PC. Le marché mobile est potentiellement beaucoup plus large que le noyau hardcore gamers sur consoles/PC.

Les supports: Trois pour les consoles de salon et deux pour consoles les portables. Des centaines de références pour le téléphone mobile.

Le prix: 30 à 70€ pour un jeu console/pc. 1 à 5€ pour un jeu mobile

Les canaux de distribution: Multiples pour les consoles/PC (magasins, internet, VPC). Unique pour le mobile à la fois support et canal de vente.

De ces différences fondamentales découle deux stratégies biens distinctes:

Maximisation pour les consoles/PC: La progression technologique des supports s’accompagne par une forte augmentation des coûts de production. Les échecs commerciaux ne sont plus économiquement digérables. Les éditeurs investissent massivement dans un nombre limité de licences fares, déclinées en séquelles, pré-quelles et autres spin-off (Tomb Raider, Splinter Cell, Sonic…). Le cycle de vie des produits est rallongée par des rééditions à prix réduit. En contrepartie la chaîne de valeur reste composite: Studios de production, éditeurs, distributeurs. De plus, les supports sont dépendants des titres disponibles. Le rapport de force est donc favorable aux éditeurs.

Fragmentation pour le mobile: Le parc de téléphones en circulation et la typologie de prospects sont très disparates. L’éditeur se doit de proposer un maximum de titres afin de répondre à ces deux contraintes. Dans cet écosystème l’éditeur dans la majorité des cas produit et développe le jeu. Les constructeurs de terminaux ne sont pas dépendants du catalogue de jeux vidéo disponibles et les opérateurs téléphoniques au nombre restreint sont une porte d’entrée incontournable vers le téléphone. Le rapport de force n’est donc plus du tout aussi avantageux. De plus le faible prix de vente permet difficilement d’avoir une stratégie de promotion/réédition poussée.

L’opération va permettre à Gameloft de faire entrer de nouveaux investisseurs dans son tour de table.

Les fondateurs conscients du très fort potentiel du jeux vidéo sur mobile ont conclu la transaction avec la banque Calyon sous forme d’Equity Swap. Durant les deux prochaines années, Ubisoft se verra reversé le montant des bénéfices liés à la fluctuation de l’action au moment de sa vente.

La collaboration se poursuivra sur le plan opérationnel, permettant à Gameloft d’exploiter les licences Ubisoft telles que Prince of Percia, Ghost Recon, Rayman ou Splinter Cell.

Electronic Arts reste donc le seul éditeur conséquent pour consoles/PC à être encore directement présent sur le marché mobile.

Cure de remise en forme Lagardère: régime pour la presse - nouveau visage pour la radio et la TV

Lagardère Active Media

En l’espace de seulement deux jours, le voile a été en partie levée sur la feuille de route du groupe Lagardère Active Media.

En effet selon les dires de Didier Quillot Président de Largardère Active Media depuis septembre 2006 et anciennement PDG d’Orange : “Nous voulons reconquérir des parts de marché sur tous nos métiers”[...] “mettre fin au déclin de la diffusion, du chiffre d’affaires et d’améliorer la rentabilité de notre activité presse”

Concrètement 15 titres ont déjà été arrêtés de par le monde depuis début 2007 , une vingtaine le seront d’ici la fin de l’année.

En parallèle, le groupe est entré en négociations exclusives avec le groupe Hersant Média dans le but de céder son pôle de presse quotidienne régionale dans le sud de la France comprenant: Provence, Var Matin, Nice Matin, Corse Matin et Marseille Plus.

Côté radio/TV, le CSA a accédé à la requête de Lagardère Active de rebaptiser Europe 2 en Virgin Radio et Europe 2 TV en Virgin 17.

La volonté clairement affichée du groupe est de profiter du rayonnement de la marque pour renforcer sont positionnement musical et rajeunir son audience.

Depuis 2001 et le rachat de l’activité de distribution en France, le groupe Lagardère détient l’usage exclusif de la marque Virgin dans plusieurs pays d’Europe dont la France, la Belgique, le Portugal et l’Espagne.

L’accord du CSA est soumis à plusieurs conditions:

“Les logos de la chaîne et de la radio ne devront pas être confondus “avec ceux de produits ou de services qui intègrent dans leur dénomination la marque Virgin”, et devront utiliser un graphisme différent de celui des autres déclinaisons de cette marque.”

“En outre, les messages publicitaires et les accords de parrainage ou de partenariat en faveur du groupe Virgin “seront interdits” et toute référence, dans les programmes, aux produits Virgin “sera exclue.

” Enfin, toute “influence directe ou indirecte” sur la ligne éditoriale de Virgin Radio et de Virgin 17 “sera proscrite.”

Le modèle économique n’a pas été dévoilé mais M. Quillot a indiqué que Lagardère paye des royalties sur la croissance du chiffre d’affaires.

La décision du CSA a suscité une levée de boucliers de la part d’NRJ Group qui au travers d’un communiqué reproche la position de l’autorité de régulation vis à vis de la marque Britanique mais aussi l’avantage qu’elle aurait concédé au groupe Allemand Bertelsmann lors du plan FM 2006 attribuant les fréquences en renforçant la couverture de FUN Radio sur le territoire national.

NRJ Groupe a demandé une audience auprès du président de la république.

ERRATUM 29.07:

Mardi 25 juillet les Echos ont annoncé le mandat que le groupe Largardère a donné à la Société Générale pour vendre Virgin France. Le marché moribond du CD et du DVD motiverait le groupe média à se séparer de l’enseigne de distribution. La FNAC se déclarerait intéressée par cette acquisition.

Wii: Success Story de la petite console qui fait mal aux grandes

Nintendo Wii

Mercredi 11 juillet, lors de sa conférence à l’E3 qui s’est déroulée à Santa Monica, Nintendo a fait un pas de plus dans sa stratégie de rupture en annonçant la sortie de deux innovations.

La première, la chaîne Check Mii Out, permettra à chaque Wiinaute de soumettre son avatar au vote des autres membres de la communauté et de se mesurer à eux aux cours de concours de création de personnages.

La seconde, composée de l’accessoire Wii Balance Board et du jeu Wii Fit, se situe dans la continuité de Wii Sports. A ceci près que la planche interactive sollicite l’intégralité du corps du joueur lors des mini jeux. Au programme yoga, étirements musculaires, aérobique… Voici la vidéo de démonstration.

Au travers de la Wii, Nintendo prend le chemin opposé à Sony et sa PS3 ainsi qu’à Microsoft et sa XBOX 360. Ses concurrents se concentrent sur le marché des acharnés du paddle et autres hardcore gamers. La firme au plombier moustachu s’attaque aux casual gamers, joueurs occasionnels et nouvel eldorado du marché. Cette feuille de route est retranscrite dans la ludothèque de la console de trois manières différentes:

Le Rétro Gaming: Possibilité pour tous les grands nostalgiques de se procurer, via la virtual console, les anciens titres des consoles de la marque (NES, Super Nintendo, N64) mais aussi des machines SEGA (Mega Drive) et Hudson (PC-Engine)

Le Social Gaming: Proposer une expérience ludique et conviviale à un groupe d’amis sous forme de minis jeux, de quizz ou de karaokes. Sony avait popularisé ce concept avec des licences à succès tel que : SingStar, Eye Toy et Buzz. Nintendo l’a repris avec Wii Sports, Wii Play, Wario Ware: Smooth moves et Cooking Mama.

Le Serious Gaming: Transformer le jeu en séance d’apprentissage. Nintendo a été précurseur sur ce segment avec Cérébral Academy, Dr Kawashima et English Training sur DS. Ces titres devraient bientôt être adaptés sur la console de salon.

Au delà des softs, le concept est intégralement pensé dans cet esprit de conquête:

Le nom: Wii - Consonance avec “We” (”nous” anglais) + représentation visuelle du groupe sous la forme “ii”.

L’objet: Simple et épuré. Se rapproche du design Apple (iPod, iMac). Aux antipodes des autres consoles dont l’aspect imposant renvoie à la puissance de calcul. La Wii est un objet discret, fluide, s’intégrant à tout intérieur.

L’usage: Contrairement aux PS3 et XBOX 360 ayant pour vocation d’être des media centers, la wii est centrée exclusivement sur les jeux. Le boitier a un territoire bien défini, ce qui empêche toute concurrence indirecte d’autres composantes du foyer numérique. A l’inverse les concurrentes se retrouvent en face des platines BluRay/HD DVD, des set-up box triple play et autres PC de salon.

L’expérience: Face au rapport linéaire paddle-joueur des autres supports, la Wii et sa télécommande représentent une vrai redécouverte du jeu. Le joueur devient maintenant réellement acteur de ses parties.

La Communauté: Le joueur n’est plus invisible et seul. Il existe au travers de son/ses avatar(s) qu’il peut envoyer à ses amis. Il peut également intéragir avec les autres Wiinautes au travers de la chaîne de Questions/Réponses nomée “Votes”.

Le Prix: Nintendo ne se positionnant pas sur l’innovation technologique, peut vendre sa console 250€ en réalisant des bénéfices substantiels là où la PS3 vendue 599€ et la XBOX 360 vendue 399€ génèrent d’importantes pertes.

Nintendo ne s’est pas trompé. Un an après la sortie de la console de Microsoft, le parc de Wii est quasiement aussi important que celui de XBOX 360 et les ventes de la PS3 n’arrivent pas à suivre comme le montrent les chiffres en provenance de VG Charts:

ventes consoles

Au delà de l’aspect purement commercial, la Wii est devenu un vrai phénomène de société et on ne compte plus les détournements et appropiations liés à la console:

Wiisaber: Couplée à un mac, la Wiimote simule les effets sonore d’un sabre laser

Wiitoob: L’ensemble des vidéo Youtube dans un interface adaptée à la console

Google Reader: L’agrégateur RSS dispose d’une interface spécifique

Pour toutes celles et ceux qui ne seraient pas encore convaincus à ce stade… La vidéo qui suit devrait faire le reste.

Zlio passe la seconde et lève 4 Millions de dollars

Zlio

L’annonce est tombée hier en fin de journée,

10 mois après son lancement en France et 5 mois après son lancement aux USA , Zlio boucle son premier tour de table en levant 4 Millions de dollars auprès du fond d’investissement Mangrove Capital Partners, célèbre pour être un ancien investisseur de Skype.

Pour rappel Zlio permet à tout internaute de découvrir les joies de l’affiliation en ouvrant une boutique en ligne. Celui-ci choisit, parmi les catalogues partenaires, des produits qu’il souhaite mettre en avant, ajoute tags et commentaires et les organise par catégories. Le “Zlionaute”/affilié est alors rémunéré à la vente ou au clic, direct ou via un filleul.

La plate-forme compte déjà 100 000 boutiques créées et génère 2.5 millions de visiteur uniques par mois, le tout uniquement grâce à une stratégie d’acquisition/fidélisation savemment orchestrée. La relation Zlionaute/Zlio est gagnant-gagnant. Le support met à disposition des widgets ainsi que des coupons Google AdWords et accompagne ses membres dans leur référencement. En retour il bénéficie de la leur visibilité sur les moteurs de recherche et du buzz positif que ceux-ci répercutent.

Pour exemples voici deux de mes boutiques: Social Gaming et iPomme

Cette levée de fond va permettre aux trois fondateurs: Jérémie Berrebi, David Levy et Jean Guetta, d’ étoffer les équipes, de lancer de nouvelles versions internationales (Angleterre et Allemagne) et d’ investir en R&D.

Maxicours lance les e-cahiers de vacances

cahiers de vacances

C’est avec beaucoup de nostalgie que je poste cette news.

Je me souviens encore de ces étés où je tannais mes parents pour avoir mon cahier de vacances. Cahier que je commençais toujours avec frénésie mais que je ne finissais jamais, le cadeaux Bonux (réglette magique généralement) usé jusqu’à la corde.

C’est en une belle journée de 1933 que Roger Magnard représentant en papeterie de son état inventa ce best seller qui fit le bonheur des uns et le cauchemar des autres. Son fils Patrice à la tête de Maxicours vient, en cette année 2007, de faire un petit pas pour l’homme mais un grand pas pour les écoliers en inventant les e-cahiers de vacances.

Exit le papier, la gomme et le crayon. Les écoliers du 3ème millénaire peuvent désormais accéder à l’ensemble des supports pédagogiques du programme de l’année précédente ainsi qu’à un planning de révisions, des vidéos et des exercices interactifs.

A la vitesse où vont les choses nos chères têtes blondes pourront bientôt collectionner leurs bons points virtuels qu’ils échangeront à leur maîtresse contre logos et sonneries.

Lancement public de Skaaz: le petit avatar qui monte…

Skaaz

Ce soir, Virtuoz a inauguré son service d’avatars Skaaz à l’occasion d’une soirée organisée au Milk près du quartier de l’Opéra à Paris.

Le concept est assez révolutionnaire, marier avatar et intelligence artificielle.

VirtuozLa société sévit depuis 2002 sur le marché des agents conversationnels B2B. Sa technologie s’appuie sur un moteur couplé à une base de données sémantique capable d’analyser les requêtes utilisateur, d’y apporter une réponse ou de l’inviter à reformuler le cas échéant. Les solutions sont utilisées tant sur la phase d’avant vente, de conseil, de fidélisassion ou de SAV. Elles sont intégrables sur site Web/WAP, e-mail, messagerie instantanée et widget.

La couche communautaire ajoutée au concept permet à Skaaz de franchir la frontière grand public. Après création de l’avatar, le choix de la customisation est offert et le processus d’apprentissage enclenché. En effet le Skaaz a vocation à être inséré dans un blog/site web et d’occuper les périodes de déconnection de son propriétaire sur MSN. L’instruction se fait par remplissage de formulaires de questions thématiques.

Le modèle économique se rapproche de celui de Prizee à date: fournir un contenu d’appel gratuit (jeu pour Prizee et crédits de customisation pour Skaaz) afin de générer une consommation additionnelle payante. L’ambition future est d’intégrer le contenu d’éditeurs tiers moyennant rémunération/partage de revenus.

La mécanique de fidélisation est assez fine: conjuguer affect lié à l’avatar et intérêt de l’utilisateur à maximiser sa courbe d’apprentissage. Celle d’acquisition l’est tout autant: se servir de l’aspect communautaire messagerie/ blog afin de mobiliser un noyau dur d’ambassadeurs. Rebondir ensuite à la manière d’Habbo Hotel en profitant du rayonnement d’un partenaire commercial tel que M6 afin d’accélérer l’augmentation de l’audience / palier à une fin d’effet viral.

Mon Skaaz est disponible via Myspace (ça c’est pour l’auto promo ;-) )

Une mention particulière à toute l’équipe Virtuoz qui nous a évangélisés dans la bonne humeur au cours de la soirée.

Le Tamagoshi 2.0 est né: longue vie à Skaaz.

Mobile Monday: La TV sur mobile

Mobile Monday

Les Mobile Mondawys sont le rendez-vous parisien où se retrouvent tous les acteurs de l’échosysteme du marché mobile:opérateurs, industriels, agences, fournisseurs
de contenu, développeurs d’applications et journalistes.

Ce premier “MoMo” estival et dernier avant la trêve des écoliers à pour thème la TV sur mobile. Le sujet a été traité sous de nombreux angles: marché, modèle économique, technologies, solutions, prospective par quatre intervenants:

Catherine Le Drogo, Directrice offres Multimédia mobiles - Orange
David Valcke, Fondateur, CEO - Atomiz
Christian Chabrerie, PDG, fondateur - Mobinear
Michel Magdelaine, Consultant- Novédia Consulting

En prenant du recul sur ces différentes interventions on peut remettre dans l’ordre les différents éléments de l’entonnoir macro → micro / marché → contenu, terminal :

Le marché - Orange:

Le retour d’expérience de l’opérateur lui permet de faire le distingo entre plusieurs consommations de TV mobile:

  • La TV Live (aujourd’hui en streaming, demain en broadcasting) représente 50% des usages
  • Le contenu à la demande: VOD / Catch Up-TV / User Generated Content qui représente les 50% restant

A date les contenus sont disponibles en France via streaming sur les réseaux 3G, EDGE et HSDPA et d’ici 2008 en broadcast via le DVB-H. L’offre d’appel bouquet serait alors disponible via TNT mobile alors que les contenus enrichis et la VOD le seront via le réseau data. Le passage à la 4G (Wimax/iBurst) devrait faire disparaître le clivage et rendre la technologie complètement transparente pour l’utilisateur final.

Les volumes consommés sont quant à eux en forte progression. Le nombre de cessions marginal en 2004 est passé à 23 000 cessions en 2005 puis 51 000 en 2006.

Le modèle économique - Novédia Consulting

Les différentes expérimentations de TV broadcasting sur mobile en Corée du Sud, au Japon et en Italie ont permis d’identifier deux types de modèles économiques.

Le bouquet payant:
se caractérise par un contenu prenium subventionné par abonnement. Sa force réside en théorie dans l’amortissement rapide des investissements. Ce modèle s’avère dans la pratique stérile. Le coût de l’abonnement est un frein au développement de l’audience et donc des recettes publicitaires.

Le bouquet gratuit: le contenu est subventionné par la publicité et en parti par le prix des terminaux. Face au précédent modèle celui-ci permet de générer d’importants revenus publicitaires corrélés à l’audience. Le point mort, du aux lourds investissements infra structures / contenu est quand à lui beaucoup plus difficile à atteindre.

L’équation gagnante se situerait donc au centre: un bouquet de chaînes gratuites complété de contenus à la demande et de services à valeur ajoutée payants. Développer une audience critique permettrait alors d’activer une seconde brique de publicité ultra ciblée mixant hyper segmentation dû au terminal uninominal et géolocalisation.

La technique - Atomiz

L’éclatement de la demande doit aller de pair pour les opérateurs au fait de pouvoir proposer des flux de données les plus personnalisés possibles. La particularité du marché de la TV mobile est d’être disputé à la fois par des éditeurs de contenus mais aussi, et, là est la nouveauté, par les canaux distributeurs. La société Atomiz est dors et déjà capable de couvrir l’ensemble de ces besoins en fournissant des solutions allant de la vente de licence d’exploitation à la solution clés en mains comprenant la plate-forme, l’édition et l’hébergement.

Le terminal / le contenu - Mobinear

Fort est de constater qu’une grande partie du parc de téléphones mobiles n’est pas encore TV ready. Mobinear ce positionne sur ce marché en proposant sur tout type de terminal de composer sa propre programmation TV à l’aide de flux. Ceux-ci sont collectés sur Internet à l’aide d’un ordinateur et sont ensuite transmis via Bluethoot sur le mobile.
Le modèle économique est basé à la fois sur une rémunération à l’audience apportée mais surtout via l’enrichissement des contenus par intégration de clic to SMS+, WAP, Call.

Voici l’interview d’Eric Estièvenart le Co fondateur de Mobinear réalisée par Laurent Esposito expert en TV 2.0 pour TiviPRO lors du Capital Week en avril dernier


Malgré la potentialité du marché, celui-ci reste flou et les contours même de l’offre et la nature de l’opérateur qui la distribuera sont encore aujourd’hui inconnus.

En complément, Laurent sur Youvox Tech approfondit de manière plus pragmatique les prochaines échéances de la Télévision Mobile Portable en France.

Setup Box: vers un changement radical des modes de consommation de la TV

Alors que les opérateurs triple play, Free en tête, ont redessiné l’appréhension des produits Internet et téléphone en y apportant l’illimité, le haut débit et les appels internationaux, la télévision restait, jusqu’à présent le parent pauvre de l’offre.

La situation tend à rapidement évoluer avec le lancements ces dernières semaines de services / expérimentations innovantes:

Chez Orange: Backspin - Catch Up-TV 2.0

Durant le dernier tournoi de Roland Garros, l’opérateur à proposé de visionner l’intégralité des rencontres en différé.
En définitive le service qui serra intégré dans l’offre FTTH permettra de regarder l’ensemble des programmes diffusés sur le bouquet les 15 derniers jours.

Orange Backspin

Le rapport de force éditeur / distributeur pourrait alors logiquement se poser. Argument que réfute Orange en avançant deux points:

  1. La navigation se fera sous forme d’une Timeline, aucune module de recherche et aucune mise en avant par programme n’est prévue. Le service n’a clairement pas vocation à devenir de la TV On Demand à l’état brut.
  2. La visualisation en différée couplée à la segmentation des programme permettra de proposer aux annonceur une offre de publicité ultra ciblée.

Sources: 01net, actu-medias


Chez Free: Free Home Video - La VOD illimitée

Alors qu’Orange ne souhaite pas se positionner en porte à faux vis à vis des acteurs en présence, Free joue les trublions en proposant pour 5,99€ par mois une sélection de 50 films et 100 épisodes de séries renouvelés chaque semaine.
Exit la rémunération à l’acte entre 1€ et 5€ ainsi que les éditeurs (TF1 Vision, Canalplay, M6 Video et Vodeo).

Free Home Video

Free surenchéri en déclarant lancer ” prochainement” une offre premium à 10,99 euros par mois qui donnera un accès illimité à toutes les thématiques: Cinéma, Séries, Musique, Kids, Manga ainsi qu’à des programmes en Haute Définition.
Le FAI enfonce le clou en déclarant être en négociations avec les grands studios américians ainsi que les principaux producteurs européens.

Sources: Neteco, Id-Telecom

Free toujours: Ma TV Perso - UGC embarqué

Le FAI franchit un pas de plus vers le spectateur-acteur en lançant sa nouvelle killer app: la chaîne de contenu généré par l’utilisateur, sorte de Dailymotion/Youtube like. Il est désormais possible à tout freenaute disposant d’un appareil photo, un camescope ou d’un magnétoscope de partager ses vidéos avec le reste des utilisateurs.

Free Ma TV perso

Celles-ci sont répertoriées par:

Titre
Auteur
Date de publication
catégorie
Top 15 (plus grand nombre de votes spectateurs)

Sources: GuIM , Youvox Tech,

Au final on constate que les FAI cherchent à se déplacer sur la chaîne de valeur vers le poste d’éditeur. Phénomène plutôt macro sur le marché quand on observe la débacle du câble en France et le repositionnement de Canal Sat sur l’ensemble des canaux de diffusion: Satellite, câble, ipTV, TNT. Ce qui laisse présager une âpre concurrence entre acteurs déjà installés et “nouveaux entrants”.

EBG: Le terminal à tout faire. L’évolution des designs et des fonctions des terminaux mobiles

MobileAlors que le mobile tend à devenir le nouveau sujet marketing en vogue, que les Google, Yahoo! & MSN commencent à investir ce nouveau territoire, cette conférence est l’occasion de faire un point
sur les perspectives de ce média/marché émergeant.

Alexis Helcmanocki, Directeur Du Pôle Télécoms - IPSOS officiait en tant que maître de cérémonie.

Il était entouré d’intervenants couvrant l’ensemble des partenaires de la chaîne de valeurs du média mobile:

OS: Nicolas Petit, Directeur Division Mobilité - MICROSOFT

Réseau et téléphone: Olivier Charlanes, VP Convergence Business Unit - SAGEM

Editeur-producteur de contenu: Phlippe Jeudy, European Mobile Account Manage, Europe du Sud - SEGA

Provider: Cédric Nicolas, Directeur Conception et Développement Terminaux et SIM - BOUYGUES TELECOM

Technologie: Laurent Fournier, Senior Director Business Development - QUALCOM

Premier constat, aujourd’hui le choix du consommateur est conditionné par les terminaux et leur esthétique.

En effet sur un temps moyen/achat en boutique de 15 minutes, le prospect en passe 12 sur le choix du combiné.

De plus la maîtrise du téléphone reste en France plutôt relative:

19% des utilisateurs utilisent toutes les fonctions de leur combiné
35% une bonne partie
36% quelques unes
10% aucune fonction hormis les appels voix

De manière plus fine, différents usages sont plus où moins répandus:

100% déclarent communiquer via des appels voix
75% utilisent leur téléphone comme une montre
70% communiquent via SMS
45% prennent des photos
32% envoient des MMS
28% jouent aux jeux vidéos
27% envoient leurs photos
22% téléchargent des contenus via le réseau GSM 2G (logos, sonneries)
22% tournent des vidéos
18% écoutent de la musique
15% surfent sur le WAP/l’I-mode
11% Envoient des email
11% Regardent des vidéos

En dépassant le cadre de la conférence, les freins au développement des nouveaux usages sont multiples:

Hardware: Les constructeurs n’ont pas encore trouvé l’alchimie fonctionnalité/ergonomie et sont tiraillés entre le terminal couteau suisse et l’ultra segmentation de l’offre . On peut y ajouter que contrairement au modèle ordinateur/internet où le terminal est technologiquement surdimensionné par rapport aux besoins, le mobile avance au pas des nouveaux usages.

Software: Aujourd’hui l’offre de plate-forme d’exploitation n’est clairement pas uniformisée: Windows Mobile, Symbian, Java, RIM, bientôt Mac Os et Linux. En conséquence il devient difficile à un acteur de disposer d’un parc de téléphones ayant une taille critique permettant d’investir dans le développement massif de solutions.

Réseau: De manière théorique la 3G permet un débit de 2Mbits/s lors
d’un usage fixe. Fort est de constater que de manière plus pragmatique le débit avoisine les 386kbits/s, ce qui laisse peu de place aux contenus riches.

Modèle économique: celui-ci se rapproche de celui d’Internet au milieu des années 90 où une poignée d’opérateurs/portails étaient l’unique point d’entrée connecté aux usagers. A l’époque les FAI vendaient des ordinateurs subventionnés par la publicité et livraient des kit de connexion pré-installant leur page d’accueil. Tant que l’audience n’atteindra pas elle aussi une taille critique permettant d’atteindre rentabilité, aucun nouvel entrant se risquera sur le marché. Depuis peu la situation se débloque côté adservers avec l’arrivée de Phonevalley, CellCast, Screentonic et JetMultimedia fin 2006 mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en matière de tracking ou de solutions de paiement par exemple. On peut espérer que l’arrivée des moteurs de recherche dynamisera quand à elle les contenus off-portal.

Marketing: L’ADSL et son modèle illimité a accéléré le développement du parc Internet dans la fin des années 90. Les opérateurs téléphoniques doivent aujourd’hui répliquer le même modèle s’ils veulent transformer la niche mobile en best seller au même titre que les SMS aux balbutiements de la voix mobile. SFR semble aller dans ce sens en annonçant un forfait data de 500 Mo devant sortir d’ici la rentée

Dès lors rien d’étonnant si 50% des téléphones mobiles en circulation sont encore incapables de se connecter sur le WAP ou l’I-mode.

Tous les intervenants sont d’accord sur le fait que le mobile n’est pas une copie du web, mais bien une extension, une évolution. La où internet est à la fois canal d’information,
de vente et de promotion , le téléphone portable, outils usuel et incontournable n’est plus un point d’entrée au réseau mais transforme chaque utilisateur en maillon de la chaîne. Cette image est d’autant plus vraie que la technologie GPS commence à être intégrée dans les terminaux.

Le contenu deviendrait alors multi plate-forme: Internet-TV-Téléphone. Chaque composant du “Triple Play” serait étroitement corrélé aux deux autres. Microsoft, par exemple, travaille sur des synergies avec sa console XBOX 360. Le joueur pourra poursuivre sa partie commencée sur une console de manière nomade hors du salon. Cette convergence des contenus devrait s’accentuer avec l’arrivée de la 4G basée sur la technologie WIMAX ainsi que de la TNT mobile via DVB-H/T-DMB.

L’effacement des frontière contenu/technologie devrait refaçonner en profondeur des modèles économiques. La VOIP viendra alors concurrencer la technologie analogique. Les prix, en conséquence, devraient être tirés à la baisse.

Côté terminaux, tous s’accordent à dire que de segmentation actuel devrait s’accentuer et les concepts se multiplier: Smart Phone, Media Phone, Camera Phone, Walkman Phone, Design Phone, Basic Phone.

En conclusion, il est clair que le marché vit ses premiers frémissements. Les grande avancées ne sont quant à elle pas à attendre avant 24 à 36 mois avec l’arrivée des puces RFID et du paiement sur les mobiles.

Gordon The Best: Quand le viral tue le web…

Que peut on apercevoir un lundi matin dans les transports parisiens?
(Mis à part les mines déconfites des ex profiteurs du week-end / futurs travailleurs du lundi).
Réponse: La toute dernière campagne de teasing dans le vent, matraquée à coup d’affichage massif et de première page du de 20minutes.

Gordonthebest1

On nous présente Gordon Murphy, la quarantaine, nabab du tourisme et serial entrepreneur. L’homme au physique d’une caricature de Robert Redford sur le retour a un projet: défier le plus grand “cybervoyagiste” français, j’ai nommé lastminute.

L’exécution fleure bon le second degré sans complexe et me rappelle les heures de gloire de feu l’agence Pekin devenue La Chose dans la campagne le vrai super pouvoir
(le site lui même ne fonctionne plus) pour le lancement de l’offre Orange Click.

Je parcours donc les dernières stations de métro qui me séparent de mon bureau me frottant les mains, la tête pleine de vidéos décalées et de goodies inutiles.

Hélas quelle ne fut pas ma grand stupeur en constant que l’url de signature: gordonthebest.com n’était qu’une simple et pauvre redirection vers le site de lastminute.

Ne voulant y croire, je scrute la toile à la recherche d’une quelconque trace de vidéos sur Youtube et Dailymotion…
Ma seule trouvaille ne fut une home immonde sur yahoo.fr

Le comble à l’heure où j’écris ces lignes, l’escroquerie a su passer inaperçue et seuls quelques irréductibles ont osé ce lever comme moi: Mr K (boss) , Nicolas , Laurent et Michael

Je préfère donc oublier cet affront de La Chose et rêver à leur prochaine campagne.

ERRATUM 27.06: Le teasing est révélé en affichage. Un bien pauvre copié-collé de de l’interstitiel de la home de lastminute. Malgré la convergences des médias, le concept de bannière/affichage est plus que discutable…

ERRATUM 30.06: En googlesisant “Gordon the Best”, je constate que lastminute (ou l’agence) s’enfonce encore un cran plus bas : utiliser une campagne de liens sponsorisés pour contrer le buzz négatif sur la toile ou pour buzzer tout court. C’est moche…

Resultats google gordon the best

La page d’atterissage est un simili bricolage où on retrouve la vidéo puis l’interstitiel avant d’être encore une fois redirigé sans pudeur sur la page lastminute. Mais que fait la police ?!?