
La commission du dividende numérique a lancé vendredi 4 avril une consultation publique sur la réutilisation des fréquences liée à l’extinction de la télévision hertzienne analogique en novembre 2011.
L’encombrement du spectre hertzien à date fait du dividende numérique, également qualifé de “fréquences en or”, un enjeu stratégique pour les différents acteurs de l’audiovisuel et des des télécommunications. En effet ces fréquences basses (inférieures à 1GHz) ont des propriétés physiques de propagation et de pénétration des équipement urbains supérieures aux autres.

Le CSA a lancé le 27 Mars le premier appel à candidature pour l’attribution de fréquences de radio numérique. Celui-ci porte sur 19 agglomérations françaises (Bordeaux, Le Mans, Rouen, Clermont-Ferrand, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Metz, Nancy, Strasbourg, Paris, Tours, Angers, Brest, Nantes, Rennes et Toulouse) soit l’équivalent de 30% de la population nationale. Il sera suivi courant 2008 d’un second appel à candidatures qui couvrira les axes autoroutiers et 12 à 14 villes supplémentaire pour une extension de 10% de la couverture.
La numérisation devrait permettre d’enrichir l’offre radiophonique sur 3 axes:

Les médias numériques (Internet,TNT, TVip, VOD, Podcast, Jeux Vidéo, Mobile) sont à la fois le stéroïde et le poison de leurs grands frères analogiques (TV hertzienne, Radio, Presse, Cinéma, affichage).
En effet en matière de télévision, la consommation média augmente dans les foyers français disposant d’un récepteur TNT: 3h33 contre 3h19 pour l’ensemble des foyers.
Face à cela, la part d’audience des chaînes hertziennes (TF1, France 2, France 3, Canal +, Frace 5, Arte, M6) est de 76,7% sur ces mêmes foyers contre 81,8% de manière générale. Sachant qu’à date seulement 20% des foyers sont équipés, cela laisse à envisager que le phénomène de dispersion de l’audience va aller en s’amplifiant (Focus sur les résultats d’audience des chaînes reprises sur la TNT gratuite - Septembre 2007 Médiametrie).

L’équation permettant de développer leur audience est de plus en plus complexe.
En effet, le foyer occidental moyen tend à être sur-équipé et les points d’entrée aux médias en sont démultipliées. La définition d’un média comme canal ou véhicule d’information s’avère être de moins en moins vrai. Hier on pouvait distinguer aisément l’affichage, la presse, la radio, le cinéma, la télévision et internet. Aujourd’hui, dans un contexte de dématérialisation des contenus, comment peut on en définir leurs frontières ?
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